Le salon de la Croisière au Havre mis en perspective

 

Le port du Havre ne manque pas d’atouts pour continuer son ascension sur la scène maritime internationale.

Le Havre, Premier port à conteneur de France, avec Port 2000, dispose d’une interface portuaire entièrement dédiée au conteneur et destinée à soutenir un trafic grandissant à l’échelle des échanges mondiaux. Sans contrainte de marée et sans écluse, ce port est capable d’accueillir les plus grands navires au monde et met ses quais à moins de 5 heures de navigation de la route maritime la plus empruntée à la surface du globe. Quand il en faut au minimum 8 à 10 pour atteindre Anvers ou Rotterdam.

 

Le Terminal Croisière Maritime se situe sur le quai Roger Meunier, dans l'axe de la Rue de Paris, avec vue sur l'hôtel de Ville

 

La Croisière Maritime investit dans la Croisière Fluviale

C’est donc fort de ces atouts maritimes que Le Havre a décidé à partir de 2010 de se pencher sur un secteur naissant au Nord de l’Europe, mais déjà en pleine expansion dans le bassin méditerranéen, la croisière maritime. Qui ne tarda pas à entrainer derrière elle la croisière fluviale(1).

 

Le Havre, position stratégique pour visiter les 3 monuments nationaux les plus visités en France

En effet, Le Havre se situe à moins de deux cents kilomètres de Paris et de la Tour Eiffel : Paris Ville Lumière, Paris capitale de la mode, mais aussi berceau revendiqué de l’Esprit des Lumières et des Droits de l’Homme. Sans oublier la grande maison des rois de France, le Château de Versailles.

Mais Le Havre est aussi à environ 200 kilomètres du Mont-Saint-Michel, ce qui fait d’elle une escale idéalement placée pour visiter les pépites du patrimoine culturel et architectural qui font de la France, année après année, la première destination touristique au monde.

Paris, le château de Versailles et le Mont-Saint-Michel étant les trois destinations qui totalisent plus de 60% des visites touristiques annuelles. Laissant loin derrière les Châteaux de la Loire, les chais bordelais ou dijonnais. Sans oublier les plages du Débarquement « idéalement » situées de l’autre côté de la baie de la Seine.

Avec autant d’atouts touristiques, il était donc impensable que Le Havre ne se positionne pas sur le marché de la Croisière, maritime ET fluviale.

 

La position ne fait pas tout

Pourtant Le Havre, malgré tous ces atouts, n’est pas une tête de ligne(2) de choix dans la Croisière. Car si dans la logistique du conteneur ou dans celle du stockage des produits chimico-pétroliers, Le Havre a fait ses preuves. Dans celle de la logistique des personnes et des bagages, il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour rivaliser avec ses concurrents du Nord. Alors que dans le même temps, les Français dans une écrasante majorité expriment leur souhait de ne plus avoir à se rendre aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Angleterre pour pouvoir embarquer sur des circuits de croisière desservant le Nord de l’Europe.

Poussée par cette demande, la Ville du Havre et le Port du Havre se sont donc lancés, depuis 2010, dans des investissements lourds sur plusieurs années pour essayer de peser un peu plus chaque année dans le catalogue des offres des compagnies de croisière.

Il fallut d’abord aménager la partie Est du hangar numéro 1 sur le quai Roger Meunier en Terminal Croisière Maritime et dans le même temps, convertir aux normes ISPS, très prisées de la clientèle anglo-américaine, les anciens quais marchandises Roger Meunier et Pierre Callet

Un problème de taille fut laissé de côté, le énième (cinquième) déménagement du musée maritime et portuaire de la Pointe de Floride pour pouvoir convertir le hangar tout entier en Terminal Croisière. Caillou de taille dans la chaussure ISPS qui peine à trouver une solution locale, le port tout entier devenant lentement mais sûrement une plateforme ISPS interdite au public. Mais sous la pression grandissante de la Sûreté Portuaire, son déménagement n’est plus hypothétique. C’est la destination qui reste problématique.

Il fallut ensuite aménager et sécuriser le cheminement des piétons de ces quais vers la ville.

Pour attirer les Compagnies de Croisière au Havre, la labellisation par l’UNESCO (2005) du centre reconstruit de Perret aida quelque peu. Mais l’effet fut de courte durée, à peine 2 ans. Pour rebondir, il fallait mettre en ordre de marche toute la Normandie pour que les Offices de Tourisme, les Chambres de Commerce et les Régions mettent en place et une offre touristique construite, mais aussi et surtout des sites Internet à minima français / anglais ce qui en 2019 / 2020, n’est toujours pas un acquis uniforme sur le territoire de la Nouvelle Normandie (Haute et Basse réunies depuis 2015). Et ce n’est pas forcément les plus petits acteurs qui sont le plus à la traîne sur ce plan. On ne parle même pas de la qualité des traductions, qui souvent faites à la volée par des algorithmes, font déjà rigoler des français qui parlent anglais. Alors des Américains ou des Anglais... Mais une réputation, çà se travaille ! !

Dans l’optique de donner au Port du Havre une chance de devenir une tête de ligne dans la Croisière, le Port du Havre ambitionne d’atteindre les 750 000 passagers transitant par Le Havre en 2025.

Avant de parler ambitions chiffrées, il faut avoir en tête qu’il n’existe aucune base statistique mondiale (3) (ni même européenne) de référence concernant ce marché en expansion permanente.

Les études françaises les plus sérieuses sont obligées de compiler quatre sources de données distinctes. Il est donc préférable d’évaluer les rapports de taille entre les volumes estimés plutôt que de se fier à la centaine de millier de passagers de différence. Cela explique également que ce « jeu » ne soit réalisé que tous les 4/5 ans… Les chiffres qui suivent datent donc de 2015.

Pour fixer le cadre du Nord Europe uniquement, qui joue en Ligue 2 et ne peut rivaliser avec la Méditerranée qui joue en Ligue 1 depuis très longtemps, les « grands ports » au sens méditerranéen se limitent à un : Southampton. Avec un trafic de croisiéristes estimé à 1 750 000 il est le seul port nord-européen apte à jouer en Ligue 1.

Le seul et unique poursuivant est gratifié d’un trafic annuel évalué à 1 000 000 de passagers : Copenhague.

Tous les ports qui suivent jouent dans la cour des 500 000 à 800 000 passagers : Douvres pour l’Angleterre ; Amsterdam pour les Pays-Bas ; Kiel, Rostock, Hambourg pour l’Allemagne ; Bergen et Geiranger pour la Norvège ; Stockholm pour la Suède ; Helsinki pour la Finlande ; Tallin pour l’Estonie et Saint-Pétersbourg pour la Russie.

Ensuite viennent tous les ports en deçà de 500 000 croisiéristes annuels : dans ceux qui approchent le plus les 500 000 on trouve : Le Havre pour la France, loin devant tous les autres ports français de la façade Atlantique-Manche ; Zeebrugge en Belgique ; Oslo, Stavanger et Flam pour la Norvège.

Parmi tous les ports qui viennent d’être cités, seuls 7 sont des têtes de ligne : Southampton est encore une fois le champion de la zone avec plus de 90% de son trafic en tant que client embarquant ou débarquant et non en simple escale. Seules Kiel et Hambourg rivalisent sur ce plan dans les gammes inférieures. Viennent ensuite Douvres, Copenhague et Rostock avec un équilibre des parts entre Tête de ligne et trafic d’escale. Stockholm est bon dernier avec un trafic de Tête de Ligne d’environ 30% de son global.

 

Deux derniers chiffres pour fixer les grandes lignes du marché de la croisière en Atlantique / Manche.

  • Cette façade n’accueille que 7,7% des croisiéristes accueillis en France annuellement, loin derrière donc l’arc méditerranéen et les DOM-TOM.
  • Le Nord Europe ne représente que 8,32 millions de passagers en 2016 dans un total mondial de 25 millions

 

 

Quelles sont les ambitions maritimes du Havre dans ce paysage nord-européen ?

Officiellement, Le Havre vise les 750 000 passagers annuels en 2025. Si on part du principe qu’actuellement Le Havre flirte avec les 500 000 passagers annuels, dans un marché en croissance moyenne de 0,4 point par an, cela nous fait en 2025 : 512 000 passagers minimum pour conserver notre part de marché. Viser 240 000 passagers de gain de part de marché nous ferait clairement monter d’un cran dans la gamme des ports de croisière du Nord-Europe.

Mais soyons honnêtes, au regard des atouts touristiques cités au début de cet article, même si le gain est honorable, il n’est pas ambitieux pour autant. Il faut donc chercher autre part les raisons de cet objectif.

 

Les deux premières sont éminemment terre à terre et logistiques :

  • Une journée à Paris en Bus depuis Le Havre, c’est minimum 2 x 3 heures de route. Dans le meilleur des cas, cela laisse 6 heures sur place pour faire une visite et déjeuner. Vu la longueur des files d’attente dans les Musées ou pour la Tour Eiffel en période de vacances, pas beaucoup d’autres alternatives. Idem pour le Mont Saint-Michel ou le Château de Versailles. Si on veut viser beaucoup plus haut, il va falloir diversifier l’offre, ou plus exactement séduire le client avec d’autres « références françaises ». Et autant que faire ce peu, éviter de continuer à engorger Paris indéfiniment !
  • La seconde raison se situe à la pointe de Floride. En 2019, le Terminal Croisière Maritime, c’est au mieux un demi hangar de chaque côté x 2 sur les quatre disponibles. Si Le Havre veut devenir une Tête de Ligne dans la Croisière au nord de la Loire, il va falloir multiplier les investissements dans les infrastructures de la pointe de Floride. ET en terme de fluidification des opération d’embarquement / débarquement, en augmentant la productivité du terminal croisière ET en terme de gestion des flux de transports terrestres : depuis la gare SNCF, depuis le terminal croisière maritime, depuis l’aéroport du Havre, voire depuis ceux de Deauville ou de Caen

 

 

Pour mettre des montants sur des ordres de grandeur :

En l’espace de 6 années, Southampton a investi plus de 20 millions d’Euros dans la modernisation (pas la création !) de ses 4 terminaux croisières avec chacun deux postes à quais (4 x 2 = 8 navires simultanément) capables de recevoir les plus récents des navires de croisière. Même si géographiquement, les postes havrais sont mieux situés dans la ville que ceux de Southampton, Le Havre est loin d’avoir investi autant pour garantir un trafic fluide et une approche facilitée des terminaux. Avec 2 fois deux postes à quai disponibles naturellement au Havre, c’est au bas mot 10 millions d’Euros qu’il reste à investir dans les installations de la Pointe de Floride !

 

Après avoir résolu deux problèmes de taille :

  • Reloger les locataires des trois hangars restant occupés à ce jour,
  • Financer leur remise en état : le passager se plaint beaucoup plus que la marchandise de ses conditions de transit…,
  • Définir le plus rationnellement possible une massification de la desserte de la Pointe de Floride pour voir grimper la part de trafic de ligne dans le total, seule garante de retombées économiques directes pour la ville et sa métropole.

 

L’autorité portuaire de Southampton quant à elle affiche une projection attendue à environ 1,9 million de passagers en 2030. Soit rapportée à l’année, une progression de 1,04 point ce qui représente plus de 2,5 fois le taux de croissance annuel moyen du marché de la croisière en atlantique-manche-mer-du-nord.

La grande région de Southampton estime que le secteur de la Croisière Maritime alimente 11 000 emplois indirects à l’année et que chaque escale de tête de ligne représente environ 3 millions d’Euros de retombées économiques pour l’économie locale (visites touristiques, nuitées d’hôtel, taxis, restauration en tout genre, ventes de souvenirs, etc…).

 

 

Quelles sont les ambitions fluviales du Havre dans ce paysage nord-européen ?

Clairement, sur ce créneau, la Ville et le Port ne sont pas moteurs, ils se contentent d’accompagner un mouvement qui n’est pas le leur.

 

  • Quand on quitte la péniche de croisière fluviale, voici le genre de panneaux qui aide à trouver un restaurant pour passer une agréable soirée...

  • Sur cette photo et sur la suivante, on est au débouché de la voie qui provient directement du terminal Croisières fluviales du Havre. Quel touriste étranger sait à cet endroit que le premier restaurant se trouve à moins de 50 mètres ? !

  • Pour ceux qui lisent les panneaux au Havre, le chemin le plus court pour se rendre à l'Hôtel Dubocage de Bléville n'est pas celui indiqué par la signalisation routière. Donc, il faut peut-être en déduire que les touristes étrangers qui cherchent un restaurant savent qu'il faut suivre le fléchage "Hôtel Dubocage de Bléville" pour faire du lèche vitrine restaurants au travers de Saint-François pour trouver ce qu'ils cherchent !

 

Pour trois raisons essentiellement :

  • Le quai d’escale des péniches fluviales : même si on ne pouvait trouver mieux au Havre, le quai du Havre n’est pas aussi proche du centre-ville que celui d’Honfleur. Aller à pieds au restaurant depuis le quai du Havre ou depuis le quai d’Honfleur n’est pas comparable. D’autre part, pour un havrais, il est clair que Saint-François rime avec restaurants ; pour un américain, un anglais ou un scandinave, cela reste à démontrer. Qui plus est, les panneaux « Commerces » ou « Saint-François » écrit en Français, pas sûr que cela leur soit d’une grande aide. Le Centre Commercial des Docks bénéficie d’horaires d’ouverture élargis (ouvert le dimanche) parce que soi-disant dans une zone à enjeux touristiques internationaux, mais qui a vu une signalisation / signalétique destinée à relever ce challenge ! !
  • Lorsqu’une péniche fluviale fait escale plusieurs fois entre Paris et Rouen : entre 5 et 7 fois selon les circuits et les opérateurs choisis, le rayon au départ de chaque escale à l’intérieur duquel il faut trouver des sites à faire visiter aux passagers est beaucoup plus restreint. Voir le développement de ce point plus bas.
  • La France compte un champion mondial de la croisière fluviale : CroisiEurope, basée à Strasbourg qui a démarré grâce à la proximité du Rhin et de son incroyable réseau fluvial disponible qui permet de relier le nord de l’Europe à la Suisse, mais aussi à l’Europe centrale, voire la Mer Noire pour les plus aventuriers. Mais ce champion européen se retrouve aujourd’hui en concurrence directe avec des armateurs internationaux dans la croisière maritime qui cherchent par tous les moyens, pour augmenter encore leurs marges déjà démesurées (et peu taxées…), à « enfermer » leurs clients dans des offres « All inclusive » faisant appel à des sous-traitants « maison », quelques fois construits de toute pièce pour l’occasion. Dans ces conditions, difficile de résister. Surtout sur la Seine, fleuve en cul de sac, sur lequel seule CroisiEurope était présent de manière pérenne jusqu’à un passé récent.

 

La péniche de croisière fluviale BOTTICELLI - ENI 01823123 - sur la Seine tranversant Rouen en direction de Paris

 

Le Havre versus Honfleur dans le fluvial :

Géographiquement, Honfleur rafle la mise avec tout ce qui se trouve au sud de la Seine, que ce soit les plages du débarquement, Deauville et ses planches, les haras et les châteaux, sans parler de l’aura « people » du siècle dernier de la ville d’Honfleur en elle-même. Donc reste le nord de la Seine pour le Havre, et excepté Etretat et ses falaises, peu de sites rivalisent question aura internationale. Il y a un gros travail à faire sur ce point pour faire connaître Fécamp, cité des Ducs de Normandie ; Le Tréport et sa « Glass Valley » ; le patrimoine de la Seconde Guerre mondiale du Havre (et de sa Côte d'Albâtre) largement sous exploité, sans oublier ses galeries souterraines encore moins connues et pourtant d’envergure.

Ce ne sont que les plus connues et il y en a bien d’autres. A commencer par les ponts au format maritime sur la Seine entre le Havre et Rouen, qui sont tous passés à leur construction dans le livre des records, plus ou moins longtemps, et qui sont les témoins de la puissance du secteur BTP en France. Mais aussi et surtout les témoins de la puissance du port de Rouen, autant à l’échelle française qu’européenne ! ! Quand on parle écologie et développement économique, ces ponts sont au centre de l’échiquier !

 

Le bateau de croisière fluviale JOIE DE VIVRE amarré sur les quais de Rouen

 

Retombées financières de la Croisière Fluviale:

Nous parlerons ici de Rouen, eu égard à ce qui a été écrit au-dessus concernant Le Havre.

Rouen occupe certes une place stratégique sur l'axe fluvial entre Paris et Honfleur. Mais Rouen n'a pas ménagé ses efforts financièrement pour transformer ses quais au-delà du Pont Flaubert pour les rendre attrayants. Et aux yeux des touristes fluviaux et aux yeux des Rouennais.

Avec un nombre d'escales fluviales qui avoisine la centaine, voire la dépasse légèrement, mais une population bien inférieure (une péniche fluviale, c'est 140 passagers maxi) l'agglomération de Rouen estime que le tourisme fluvial lui "rapporte" 5,5 millions d'Euros de retombées en tout genre (visites payantes, restauration, souvenirs, etc...) à l'année en 2015 contre à peine 2 millions en 2009, avant l'explosion de cette mode venue des Etats-Unis.

 

Voici donc les enjeux qui se cachent derrière le salon de la Croisière qui se tiendra au Havre vendredi 17 mai 2019 au Terminal Croisière Maritime, pointe de Floride.

 

Bon salon !

 

(1) La croisière sur la Seine était largement dominée par CroisiEurope jusqu’en 2012/2013. Depuis, de nombreuses péniches fluviales ont été repositionnées depuis le Rhin sur la Seine par des compétiteurs, souvent filiales de grandes compagnies de croisière maritime, élevant le niveau de standing du navire en lui-même. En 2009, 7 péniches de croisière fluviale naviguaient entre Paris et Le Havre à l'année. En 2019, 19 péniches de croisière fluviale sont mises en œuvre par huit compétiteurs différents pour un total passager multiplié par trois (plus de 80 000 passagers).

(2) Une "tête de ligne" dans la Croisière signifie que le port en question est un port d’embarquement / débarquement important en terme de passagers dans la rotation du navire. Le terme « tête de ligne » s’oppose à la « simple escale » d’un navire donné dans un port. Une simple escale permet aux passagers de descendre à terre faire des excusions avant de repartir pour l’escale suivante du circuit. En 2019, le nombre de passagers moyen par navire de croisière a allègrement dépassé les 2 500 et est tiré sans cesse vers le haut avec la livraison de navires de croisière qui dépasse largement les 5 000 passagers.

(3) Les quatre sources utilisées pour produire ces chiffres sont ceux de l’Association professionnelle mondiale des opérateurs de croisière CLIA qui détermine elle-même quels sont les ports les plus importants à étudier ; pour pouvoir descendre plus finement dans le positionnement des ports français dans l’ensemble et entre eux, il faut compiler et retrier les données d’Atout France, Cruiseeurope.com et du comité régional de Tourisme de Normandie.

 

 

Sources :

Paris Normandie,

Questor Insurance UK,

Southern Daily Echo UK,

Cruise & Ferry UK,

AB Ports UK.

Croisieurope.com

Wikipedia.org

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